Progression à pied le long d'un torrent
J'ai demandé à mes compagnons de transmettre le journal de bord quand nous arrivons au camp de manière a avoir l'esprit libre une fois que nous allons faire la marche d'après diner et surtout que je n'ai pas à faire les travaux informatiques au moment d'aller nous coucher. Il faut bien compter une bonne heure, le temps de récupérer les photos, de taper le journal de bord et de transmettre. Une fois la transmission effectués, nous partons dans les collines avoisinantes. Les paysages sont absolument superbes et nous bénéficions d'une météo exceptionnelle. Mais comme tout à un prix, ici le prix à payer pour bénéficier de cette maginficience, ce sont les moustiques ! C'est drôle cette dualité. Les chinois l'ont bien compris en créant la dualité du Yin et du Yang. Si le Yang, c'est cette météo exceptionnelle qui nous fait découvrir ces paysagnes sublimes vétus de leurs plus beaux apparats, le côté Yin, ce sont ces dévoreurs de sang assoiffés qui se régalent de nous ! Nous nou couchons vers minuit, les yeux encore émerveillés mais ne cessant de nous gratter !
Je me réveille vers 7 h. Depuis tout le temps je suis le premier à me réveiller et profite à chaque fois du sommeil de mes compagnons pour aller me ressourcer en pratiquant le Qi Gong. Il fait une chaleur torride sous la tente et le thermomètre indique 16°C à l'ombre. Une fois la séance terminée et le plein de bonne énergie effectué, je réveille mes compagnons en leur préparant le petit déjeuner. Aujourd'hui, nous devons prendre pour 4 jours de vivres et marcher en direction de la côte de Liverpool. Mais il ne s'agit pas que de prendre une tente, des duvets et de la nourriture, il s'agit aussi de prendre avec nous le matériel informatique, vidéo et photo qu enous estimons à facimement 40 kgs tout compris. Qu'importe, nous sommes 4 et nous rapartissons les charges. Nous démarrons vers 11h et marchons 1,5 km. Soudain je sens quelque chose d'anormal sous mon pied. Catastrophe. Ma semelle de chaussure est en train de partir. Au bout de la chaussure, c'est un grand baillement. Je suis catastrophé ! Ce sont des chaussures quasimment neuves qui n'ont faites qu'une expédition ! Cette histoire de chaussure est vraiment très ennuyeuse car elle compromet singulièrement une bonne partie de l'expédtion. Je déchausse et Pierre et Jean-Yves s'en retournent la ou nous avons laissé nos kayaks et le gros de notre matériel pour prendre de quoi réparer. En les attendant, Alert et moi allons jusqu'au torrent qui coule non loin afin de nous tremper jusqu'aux cuisses , ceci fin de nous glacer le genou. Albert a été victime d'un accident de moto il y a quelques années qui lui a beaucoup abimé le genou. Maintenant, il est bien rétabli mais son genou a tendance à gonfler dés qu'il tire dessus. Quand à moi, je me suis abimé le mien au cadre (discipline de cirque que je pratique avec ma partenaire) et ce juste avant mon départ en expédition. Du coup nous sommes 2 à réparer nos genoux en glacant le plus possible.Au moins reviendrons nous de cette aventure avec des genoux neufs ! Au bout d'une bonne heure, Pierre et Jean-Yves reviennent avec tout un attirail de raparation. Albert, le Mac Giver de la bande, recolle avec de la colle néoprène et me fixe un collier autour de la chaussure, réparation qui dure bien 1 bonne heure. Nous nous remettons en route mais une demi heure plus tard, la semelle cède de nouveau ! Je pressens que je vais particulièrement être ennuyé avec ces maudites chussures. Si j'avais su , j'en aurais acheté des neuves ! Mais comme nous n'avons pas non plus un budget élastique (nous avons en plus des frais d'expédition investi cette année dans une caméra numérique Haute Définition), nous n'avons pas jugé faire cette depense superflue au vue de l'état quasimment neuve de ces chaussures ! Cette fois ci, Albert perce des trous avec une aiguille et recout avec du fil de laiton. Ca à l'air de tenir. La chaleur est suffoquante tandis que nous avançons le long d'une rivière qui serpente entre 2 massifs montagneux. Les sacs sont relativement lourds et le terrain très escarpé avec des pierres qui roulent sous nous. A chaque pas, je me demande avec une dose de stress non négligeable si les chaussures vont tenir et si je ne vais pas devoir finir l'expédition pieds nus comme les moines Shaolin ! Nous nous arrétons près d'un torrent. On se croirait au Tibet et c'est absolument superbe. Ma chaussure s'est de nouveau décollée et nous allons profiter de la fin de la journée pour bien tenter de la réparer. Une expédition, c'est ça ! Tout est bien prévu mais il arrive toujours l'imprévu et quand ça arrive et bien il faut s'adapter et apprendre à gérer l'imprévu. La température en ce moment est de 21 °C à l'ombre ! C'est dire la température qu'il doit faire au soleil ! Pour l'heure, je vais transmettre, puis nous allons manger un bon riz bien mérité.
Fred
Article non tagué.
plume jaune(le 23/07/10 01:52)
Patrick(le 23/07/10 07:18)
ClaireH(le 23/07/10 09:27)
;-Panda(le 23/07/10 13:27)
Chouchoune(le 23/07/10 14:58)
Hubert(le 23/07/10 16:58)
Snake(le 23/07/10 17:32)
Marie-Claire(le 23/07/10 21:13)