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Lagopède (perdrix des neiges)

Je me réveille frais et dispo après une excellente nuit de sommeil. J'ai 2 heures devant moi avant que mes compagnons ne se réveillent et j'en profite pour faire une bonne séance de Qi Gong. Vers la fin de ma séance, un bruit anormal capte mon attention. Je crois entendre des bruits de pas. Je dresse l'oreille et finalement en déduis que c'est le bruit de l'eau sur les galets de la rivière. Je prépare le petit déjeuner et nous commençons tranquillement à préparer nos affaires pour prendre le chemin du retour. Alors que je suis en train de me laver les dents avec Jean-Yves à la rivière, j'entends Pierre crier : "un ours" ! . Si il y a une blague que nous ne nous faisons jamais ici, c'est de faire croire à la présence d'un ours alors qu'il n'y en a pas. Nous remontons vers Pierre qui l'a montré à Albert. Arrivés à sa hauteur, peine perdue, l'ours à disparu derrière un massif rocheux. S'il y a un ours dans les parages, il vaut mieux savoir ou il est avant qu'il ne nous suprenne. Nous prenons le matériel photo et cinéma, et munis des stylos lance fusées et de la carabine, nous partons à sa recherche. A chaque fois qu'il y a rencontre avec un ours, c'est toujours une décharge importante d'adrénaline. Nous savons l'ours polaire parfaitement adapté à son milieu et aussi malin qu'un guerrier Ninja. Capable de se camoufler et de se fondre totalement avec les éléments, il peut rester des heures entières à attendre son heure. Nous grimpons jusqu'à un promontoir donnant une vision panoramique des environs. Pas d'ours. Nous restons facilement une bonne heure à observer et en déduisons qu'il a du partir au loin. Pierre ayant repéré du poisson dans la rivière, il est clair que notre ours péchait et qu'il n'était nullement interessé par nous. En tout cas, si il avait été affamé, il serait venu au camp et ce n'a pas été le cas.
Nous nous mettons en route vers midi avec nos gros sacs à dos. De nouveau le stress de la chaussure et celui évidemment de tomber nez à nez avec notre ours que nous n'aurions pas vu. En passant près d'un plage sabloneuse, nous voyons des traces fraiches. Visiblement, Pierre et Albert n'ont pas été victimes d'une hallucination, en voici maintenent la preuve. Elles sont bien visibles et il est évident que notre animal est passé ici il n'y a pas longtemps. Alors que je contemple la trace de l'ours, je ressens une impression étrange sous ma chaussure. Cette fois ci, la semelle se décolle de l'arrière. Et l'autre chaussure commence à se décoller également ! Nous nous arrétons pour réparer. L'endroit est infesté de moustiques et Albert et Jean-Yves se relaient pour visser avec des vis à bois qui ont déjà fait des merveilles la totalité de la surface de mes semelles.
Nous repartons. La réparation a l'air de tenir, a moi de faire attention ou je pose les pieds. En passant par des plateaux, Pierre voit une perdrix des neiges appelé Lagopède. La , je lui tire mon chapeau car c'est un petit oiseau qui se confond tout à fait avec les rochers environnants. Photographe animalier renomé, il a a mes yeux le don d'un pisteur Cheyenne et est capable de débusquer un animal ou qu'il soit. Nous nous arrétons pour le photographier et avons même la bonne surprise de voir que notre lagopède n'est pas seul mais que c'est une maman accompagnée de 10 petits. Après avoir fait de bonnes prises de vues, nous repartons pour tomber quelques minutes plus tard sur une deuxième maman accompagnée cette fois ci de 8 petits. Quelle chance ! Puis nous redescendons vers le Carlberg Fjord et nous retrouvons notre dépot qui n'a pas été visité par des ours. Le temps est magnifique et nosu rechargeons en permanence notre matériel électronique à l'aide de panneaux solaires. Je suis stupéfaits des progrès réalisés dans ce domaine. Mon ami Daniel Toni de la société Nocturne, m'en a prété un portatif de 250 g juste avant notre départ et ce patit panneau solaire recharge les batteries de caméra, les batteries d'appareil photo numériques et le téléphone satellite ! Et nous avons en plus 2 grands panneaux solaires pour l'informatique et les batteries des appareils photos de Pierre. J'attire d'ailleurs toujours une grande satisfaction à récupérer toute l'énergie dont nous avons besoin du soleit et pense comme beaucoup d'autres qu'il est plus que grand temps maintenant de développer ces sources d'énergies propres et de progressivement abandonner le pétrole.
Nous remontons notre tente et préparons le repas. Ce soir, nous monterons nos kayaks.
Je voulais aussi remercier toutes celles et ceux qui nous laissent des messages de sympatie sur le site. Ca fait vraiment plaisir et j'ai pour ma part un plaisir immense à partager ce que je vis ici.
Fred

Article non tagué.
Chat sérieux & Plan B(le 25/07/10 12:10)
fred industrelec(le 26/07/10 13:53)
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